Livres

(Les notes de lectures en cliquant sur les titres)

Une prairie de poèmes suivi de Les langages infinis

« Dans une grande évidence, les mots vont par moissons. Avant d’être coupés, transplantés sur la page, Roselyne Sibille les a puisés au cœur d’une beauté naturelle, là où ils vivent au rythme des saisons. Ils poussent, furètent, chuchotent, tremblent, s’envolent, claironnent et resplendissent ou disparaissent en transparence. Une glane translucide réalisée au pré qui parle sa langue toute fleurie d’animaux. Un monde puis un mot. Silence. » Jean Palomba

Pour évoquer
les ondes blondes
du vent doux sur la prairie
il me faudrait décoiffer tous les mots

jusqu’à leur musique

*

Plutôt que des mots
noyés par les mots
j’écouterai
s’équilibrer les arbres
en quelques craquements
dans le bois

Éditions L’Ail des ours (Collection Grand ours n°3) – 2020 – 61 pages – Format 12 x 15 cm.

Entre les braises

Ce texte est le voyage d’une mère, entre poèmes et proses, depuis l’inconcevable décès d’un enfant jusqu’à la résilience. Ou comment, entre l’abîme vertigineux du quotidien et la surface fragile de la page, l’écriture s’invite dans la lente alchimie du deuil. Avec élégance et sobriété, Entre les braises nous offre un recueil lumineux, un hymne à la vie.

Laissez-moi le temps de la parole morte
des mots hannetons à la patte cassée

Offrez-moi le temps de ne savoir rien
d’être incluse dans le plomb

Accordez-moi l’expiration des marées basses

Éditions la Boucherie littéraire (Coll. La feuille et le fusil) – 2018 – 62 pages – Format 15 x 21 cm.

Lisières des saisons

Un poème comme un élan vers la réconciliation avec le monde déchiré – celui d’une Sibille prénommée Roselyne et sans doute aussi le nôtre… En lisière des saisons un être se dénude jusqu’au dénuement. Une voix sur un fil, sur le bord de rien, qui nous dit cinq saisons de la vie d’une femme cisaillée d’histoires qu’elle dévoile doucement, par lambeaux de mots. Une vie inscrite dans l’écorce des arbres, le vol des oiseaux, le parfum des fleurs, la rosée des herbes, la pénombre et la clarté. Une poésie où le temps et la lumière finissent par s’épouser. Jean Palomba

Il faudrait peut-être
faire du pain avec les montagnes
déchiqueter le connu
le jeter dans l’espoir

Éditions Moires (Coll. Clotho Poésie) – 2017 – 130 pages – Format : 13 x 18 cm.

Diagonales du silence

Par une série de poèmes brefs, comme dialogués, c’est une méditation sur le parcours et le destin des nombreux exilés qui font la une des actualités, et que la poète suit, interroge, soutient de ses mots de tendresse et de pitié :

Tu es parti sans rien
sauf en toi
le parfum des fleurs de jasmin

il retire le sol devant tes pas
et tu titubes sous son poids

*

N’aie pas peur
rabats sur toi les pans de la lumière

Tu peux laisser derrière toi
les ailes de l’ombre

Peut-être est-ce par cette posture d’accueil que le texte « engagé » et politique de Roselyne Sibille, touche, sans effet de violence, mais de façon «diagonale» – à travers le miroir d’humanité qu’elle nous tend vers la détresse du monde. Marilyne Bertoncini

Éditions Henry (Coll. La main aux poètes) – 2017 – 43 p. – Format 10,5 x 15 cm.

Mon nom d’eau vive

Un conte poétique, devenu livre artisanal grâce à la co-création avec Marc Granier, typographe et graveur de l’Atelier des Monteils, situé dans les Cévennes. Quatre gravures sur bois, impression avec des caractères mobiles en plomb : un livre à lire du bout des doigts, une histoire pour rêver…

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Ombre mondeombremonde_web

Ombre monde est un recueil de 90 poèmes écrits par l’auteure lors de la relation extraordinaire « par-delà les mots » qu’elle a vécue avec son père en l’accompagnant en soins palliatifs, suite à un accident, pendant quatorze mois. Sa poésie, riche en couleurs, bouleversante, révèle la force des mots  qui ne sont pas dits. Son père, prisonnier de son corps, parle avec les yeux. Ils se voient, ils se disent,  ils s’entendent. Roselyne Sibille nous livre ici un témoignage magnifique de ce que peut être une relation entre une fille et un père. Et c’est avec beaucoup de douceur et d’apaisement que le lecteur suit les chemins de l’Ombre.

Éditions Moires Coll. Clotho Poésie – 2014 – 110 pages – Format : 13 x 18 cm.

(Livre publié avec le soutien du CNL)

Chaque jour est une page

Des poèmes simples et lumineux, des « croquis de mots » rapportés d’une île des Cyclades.

Éditions La Porte – 2014 – Recueil de la collection « Poésie en voyage » – Livret cousu main, 20 pages, tiré à deux cents exemplaires numérotés

(Epuisé)

La migration des papillonsLa migration des papillons

« Ces poèmes sont pour moi une belle image de la co-création : ni de l’une, ni de l’autre, ils sont vraiment de nous deux, nés de notre association respectueuse et ludique, de notre envie de donner naissance ensemble à une poésie inattendue, au risque d’être déstabilisées, au mystère d’être complétées. » RS (Poèmes écrits à deux voix avec Sabine Huynh)

Éditions La Porte – 2013 – Recueil de la collection « Poésie en voyage » – Livret cousu main, 24 pages, tiré à deux cents exemplaires numérotés.

(Épuisé)

Lumière froissée Lumière froissée

La montagne Sainte Victoire, imposant sa silhouette particulière tellement célèbre.

Pour l’écrire, il fallait l’observer, l’aborder, l’arpenter, s’étonner en se glissant dans son mystère.
Des aubes sublimes aux sévérités d’orages, la ressentir.
Et l’écouter – dans le silence bruissant – dicter les mots, et leurs rythmes amples ou rocailleux.
Une Sainte Victoire en mouvement. RS

Éditions Voix d’encre – 2010 – Poèmes accompagnés de 22 encres en couleur de Liliane-Ève Brendel  – 72 p. – Format : 24 x 16 à l’italienne

 Versantsversants

« L’intensité des mots métamorphose le regard. Tandis que chaque texte scelle la page, son écho fait éclore un doute : ne serait-il pas né du lecteur qui l’attendait sur une rive déserte ?
En lisant Roselyne Sibille, je n’ai pas de poèmes élus. Tous se tressent comme « une extase piquetée d’étoiles », conduits par une mer inlassable, « ultime gardienne ». Chacun d’eux prend ma main, me guide puis s’immobilise, faisant place à de nouveaux signes réanimant la sente vers le sommet… » (Extrait de la préface de Jamel Eddine Bencheich)

Lucie éditions 2005 – Collection Poésie – 48 p. – Format : 11,5 x 18

(Livre publié avec le soutien du CNL)

(Epuisé)

 Tournoiements

« La poète est mue par son acharnement à vaincre la mort. Mais comme toujours dans les textes de Roselyne Sibille, la plus exquise délicatesse surgit intacte de la tempête, alors qu’on la croyait brisée à jamais, et sa force est aussi puissante que l’anéantissement-même, puisqu’elle naît de l’élan de vie.  » (Extraits de la critique de Sabine Huynh)

Lucie éditions – 2007 – Collection Poésie – 48 p. – Format : 11,5 x 18

(Épuisé)

L’appel muet

« Avec L’appel muet, paru aux éditions La Porte, c’est un peu des promenades de Roselyne Sibille qui sont venues habiter mon appartement. Sensualité du vent, de la lumière, du chant des oiseaux, du vert des feuillages, du mouvement de la rivière, du bleu du ciel. »  (Extrait de la critique de Cécile Glasman).

Éditions La Porte – 2012 – Recueil de la collection « Poésie en voyage » – Livret cousu main, 32 pages, tiré à deux cents exemplaires numérotés.

(Épuisé)

Par la porte du silence

Page de titre du livreInvitée par la Fondation Toji, vers laquelle m’a orientée Bang Hai Ja, j’ai séjourné un mois et demi d’automne dans la merveilleuse vallée de Heung-eop-myun près de Wonju en Corée. Chaque jour, attentive, j’ai marché lentement en silence dans la nature. Pour essayer de recevoir au plus fin de moi-même et de saisir en poésie l’esprit lumineux du lieu, j’ai observé, écouté, admiré. J’ai tenté, avec peu de mots, les plus légers possibles, et beaucoup de silence entre les mots, de transcrire la Nature-Poète et le Poète, élément de la Nature.Avec son art d’évoquer en couleurs les lumières du monde, Bang Hai Ja a créé les peintures qui accompagnent ces poèmes. » RS (Prologue du livre Par la porte du silence (Through the Door of Silence).

Recueil trilingue (français-anglais-coréen), co-édité par le Musée mémorial Gyeomjae Jeongseon et le Centre Culturel de la Fondation Toji, publié en Corée du Sud – 2009 – Poèmes accompagnés de 27 lavis de Bang Hai Ja – 26 p. – Format : 16 x 24, tiré à cinq cents exemplaires.

(Épuisé)

Préludes, fugues et symphonie

Venise, évoquée en prose poétique à travers les caractères et attitudes de ceux qui la visitent, la fréquentent ou qui y vivent.

Éditions Rapport d’étape (Librairie française de Venise) – 2006 – Livret cousu main, 9 pages, tiré à cent exemplaires numérotés.

(Épuisé)

Un sourire de soleil

Une histoire pour enfants, celle d’un petit grain de blé dans toutes ses transformations jusqu’à devenir du pain.  Pédagogique autant qu’initiatique. Publié au Japon – 2005 – Édition bilingue (franco-japonaise). Texte accompagné de 21 photographies d’Hélène Simmen, traduction de Masami Umeda – 20 p. – Format 19 x 26 à l’italienne, tiré à cinq cent exemplaires.

(Epuisé)

Eclats de Corée

Récit de voyage – Editions Tarabuste (Anthologie Triages 2002 : Carine Fernandez, Philippe Berthaut, Yves Charnet, Bruno di Rosa, Olivier Houbert, Jean Jordy, Pascale Petit, Roselyne Sibille)

(Epuisé)

Au chant des transparencesPhoto de Au chant des transparences

Tout autour des saisons, à chaque heure, dans la pleine nature de Basse-Provence, un regard cueille des observations attentives en fins tableaux d’odeurs, de vent, d’envols… Ces instants saisis, éclair et silence, manifestent la vie délicate, multiple, intemporelle. L’art coréen de l’encre en sa pureté rejoint les mots pour faire vibrer au cœur les formes, leurs nuances et l’espace de lumière entre elles. Émerveillé, un chant s’élève.

Éditions Voix d’encre – 2001 – Poèmes accompagnés de 30 lavis de Bang Hai Ja – 104 p. – Format : 16 x 24, tiré à six cents exemplaires.

(Épuisé)