Poèmes et « poésies graphiques » parus en revues

Vous trouverez dans cette rubrique des poèmes publiés en revues, y compris les revues papier difficiles à trouver après quelques temps.

Et aussi les publications de mes « poésies graphiques » (travail d’encre de Chine et feutres calligraphiques sur papier de riz coréen très fin, déchiré et collé) :

Une belle double page avec trois de mes « poésies graphiques » dans la revue Teste n°23 (28 juin 2016)

20160703_101436

_________________________________________________________________________________

Un recueil (sous forme numérique) « dans l’éclatement du blanc », accompagné d’encres de Caroline François-Rubino dans la revue Ce qui reste (15 juin 2016)

Lien vers le recueil à consulter

__________________________________________________________________________________

Un poème paru dans l’Anthologie Saxifrage dans la revue Terre à ciel (1er janvier 2016)

Page de l’anthologie Saxifrage
______________________________________________________________________________________

Un poème paru dans la revue 17 secondes (9 octobre 2015), p.22

http://revue17secondes.blogspot.fr/p/numeros.html

_________________________________________________________________________________________

Cinq poèmes parus dans la revue Ce qui reste (19 janvier 2015)

http://www.cequireste.fr/roselyne-sibille


Dix poèmes parus dans la revue Recours au poème (2014)

http://www.recoursaupoeme.fr/po%C3%A8tes/roselyne-sibille


Deux poèmes parus dans la revue Levure littéraire n°9 : http://levurelitteraire.com/roselyne-sibille-2/


Poème paru dans la revue Sistoeurs : http://www.sistoeurs.net/spip.php?article821 (septembre 2014)


Sept poèmes parus dans la revue Levure littéraire n°7 : http://levurelitteraire.com/roselyne-sibille/


Quatre poèmes parus dans la revue Incertain regard n°8  (décembre 2013)

http://www.incertainregard.fr/

http://www.incertainregard.fr/Revue/INCERTAINREGARDN8.pdf


Un extrait de poème cité dans un article de l’UNSA Education

 http://www.unsa-education.com/spip.php?article888


Un des deux poèmes publiés dans la revue papier DiptYque (revue littéraire et artistique) : thème Entre deux (décembre 2013)

Suis le chemin jusqu’au bout de tes doigts
tu trouveras des passages que tu ne connais pas
des accents
des présences
des glissés
un clignement
une lumière sur la joue

Tu ne perds pas l’ancien paysage des pas
du souffle sur le tympan
des gouttes d’eau dans l’eau

une mélancolie au creux du coude
des drapés gris déséquilibres

Précaution du deux
une face des oui

__________________________________________________________________________

Poème extrait de la revue papier Bacchanales  n°49 Tous azimuts, poésie et sciences (Novembre 2013)

une roche tout sauf immobile

craquante     éclatée         épousée de courbes souples
l’érosion joue         indifférente           soumises aux grandes forces patientes
pluies           vents           gels             neiges          argiles acides percolées d’eaux
mouvements telluriques hérités   invisibles phénomènes quotidiens
physique et chimie en liberté

l’érosion joue avec le temps
le temps toujours
rongeur       sculpteur millimétrique      artiste sans vouloir
l’érosion joue         l’esthétique
draperies     festons
amas            blocs superposés    effondrements en équilibre        coiffes dures          découpes des rebords
arches          dalles basculées      piliers        colonnes

géométries complexes      partout
l’imaginaire répond           crée des figures      des profils
clins d’œil d’ombres         mouvantes            formes pétrifiées
humains déformés   caractéristiques et improbables
l’imaginaire cherche          invente        trouve          convaincu
et perd quand l’heure a avalé la lumière
l’imaginaire fixe pour tous
spectaculaires
certains dieux animaux érigés      tutélaires      moqueurs ou endormis      tendres ou hiératiques
pacifiques     en action      associés
veilleurs postés                         protégeant ou guettant le passant

*

Bacchanales n°49 (Novembre 2013) – Tous azimuts, poésie et sciences
61 Poètes et Scientifiques : Bernard Ascal, Gabeba Baderoon, John Berger, Julien Blaine, Jean-Baptiste Cabaud, Vincent Calvet, Ito Naga, Robert Piccamiglio, Blandine Scelles, Dominique Sutter, Claire Garnier Tardieu, Lucien Suel, Donatella Bisutti, Saori Fukasawa, Françoise Hàn, Emmanuel Hiriart, Georges Mérillon, Olivier Salon, Paul Sanda, André Stoketti, Roselyne Sibille, Yvon Le Men, François-H Charvet, Jean-Luc Despax, Frédéric Forte, Geneviève Genicot, Michaël Glück, Georges Holassey, Anna Jouy, Emmanuel Merle, Alexandre Mitzalis, Jacques Moulin, Michel Baglin, Djenebou Bathily, Daniel Biga, Vonani Bila, Victor Blanc, François Brajou, Fabrice Caravaca, Evariste Champion, Fred Griot, Brigitte Gyr, Frédérick Houdaer, Maxime Hortense Pascal, Stéphane Nowak Papantoniou, Fabienne Pellissier, Serge Pey, Claire Rengade, Florentine Rey, Fabienne Swiatly, Michel Thion, Pierre Tilman, Jaromir Typlt, Laurence Vielle, Jennifer L.Williams, Clauder Ber, Jean-Pierre Bobillot, Hugues Marchal, Jean-Marc Lévy-Leblond, Jean Métellus, Francis Bailly, Armand Gatti.

Couverture, illustrations et hors-texte : Rachid Koraïchi
228 pages • Prix : 20 € – (Revue publiée avec le soutien de la Région Rhône-Alpes)


Poème extrait de La migration des papillons dans la revue Terre de femmes (avril 2013)

Un extrait de La migration des papillons


Les deux poèmes parus dans l’anthologie Pas d’ici, pas d’ailleurs  (Anthologie poétique francophone de voix féminines contemporaines – Editions Voix d’encre – 2012)

Avoir les vagues pour enfants

Le souffle aspiré
chercher le miel ou le centre du pilier étrange

se tenir aux cils croire qu’on pourrait encore lisser le vent

On voudrait surtout
traverser le gris en expansion

Dans les oreilles comme l’impossible à dire

Aller sur les nuages ou sur la mer
sans rien savoir
trouver les passages
sans se renier

Avoir les vagues pour enfants

***

J’aurais aimé sentir la neige

J’aurais aimé sentir la neige
en tournant dans les sillons

Où se posera mon souffle ?

Je cherche le centre
ou l’envol dans le blanc

Je trace dans le vide
m’enroule où je me perds

Je sature les mots en silence

Si je souligne les traces
peut-être retrouverai-je l’envol ?

 


Poèmes extraits d’Ombre monde publiés dans la revue Asymptote (traduits en anglais par Karthika Naïr)

I Write to You from the Other Side of the Shadow

I write to you from the other side of the shadow
I write to you
so I do not vanish
so the words reveal me
so you hear more than the void

***
Latitudes flee

The plural slipped through my fingers with certitudes
Latitudes flee into the tremors of the river

When the shadow leans towards smoke
does it lend
wings
to the void?

***
The Shadow Moans

The shadow steps forward in the fleeing reflection
moans
sheer and slender
scarcely backing
leaning against time

***
 
How does one imagine the shadow of night?

The shadow knows not where the bridges stand
seeks its doppelganger                            and the breath
echoes a cry
thick and grey
The shadow awaits the porthole

The moon
knocks
on my head

 ***
Barbwire in your mouth

Barbwire in your mouth
The words clench
seek an exit
torn
straighten up
quartered
The syllables strewn                       straying         unstable
crave to be              accrue the impossible
sail adrift from a world whose language we understand no more

You give up
You sip them                       behind your eyelashes
Days and days and aimless phrases
What alchemy was helplessly at play
that beneath the chestnut tree
your gaze should regain
the clarity of lakes in Chile
the softness of a dawn bare after the night of storm?Lien vers les originaux en français sur le site de la revue Asymptote

Poèmes extraits d’Ombre monde publiés dans la revue Pratilipi n°13 – novembre 2011 (traduits en anglais par Karthika Naïr)

Amidst Vanished Words

Amidst vanished words

the world leaves
in a chaos of meaning

The door is empty
and the petals grey

Feet of fine marble house the only path

As the moon visits the night
its vastness infinite
the eyes alone sustain the link

***

I dwell between two shadows whose name I seek

I dwell between two shadows whose name I seek
I would like to speak to them as do butterflies
fathom the song of feathers that lean on the wind

draw closer to the celebration
become ribbon-edging

bend over the deep neckline of light

***

No riverbanks remain

A lone bench            massive
to welcome those who will come
And newspapers            in foreign tongues

The curve is dangerous
the earth weighty
The river regains its course

Do your hear the suns lost in the woods?

Where is the one who walked beside the wind?

No birds remain            and the rocks are deaf

Have you bitten the clouds already?

Will you know how to cross the threshold
between the end of evening and the onset of night?

Will you rest your shoulder on the folding screens of chiaroscuro?

No needles remain on the compass            and snow knows

How will your hand split fire from smoke?

What bouquet will you make with your nightmares?

Will you try to pen in the wolves?

No riverbanks remain
and the horses are amok

Lien vers les poèmes originaux en français sur le site de la revue Pratilipi